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réveil forcé à neuf heures par la musique underground du stand de bières Jupiler, j'décide d'aller prendre ma seule douche accordée en l'espace de quatre jours dans la boue. on fait tous la queue à moitié nus, après avoir dormi trois heures limite, déjà un truc à boire dans la main droite et un bédo dans l'autre, le gel douche sous le bras. la voiture redbull débarque dans le camping, un mix de quatre heures et un très joli dj, des garçons, un russe sympathique et un charmant néerlandais qui s'essaie à m'effleurer, on danse dans les douches sur du bon son, putain mais déjà tous à moitié défoncés à midi, c'est impossible de parler ici car: 1. personne ne parle français, 2. les gens sont trop fonsdés pour aligner trois mots. on décide de manger du riz au curry histoire de tenir, on s'casse vite fait pour un début d'aprem dans la prairie, on se dit qu'on s'aime et qu'on est heureux. après un bizkit avec les voisins strasbourgeois on bouge, un peu éméchés, je m'envole sur le son de Goldfrapp, plus haut que le palier du plus fameux orgasme. une bouteille de whisky coca à Zenzile avec un nouveau copain, c'est aérien, Ratatat, c'est le brouillard et j'ai l'impression d'être intimement liée aux éléments terrestres comme une nouvelle acceptation. au set de Magda c'est la transe étrange de quatre heure du mat', comme un fil invisible qui me relie à tous ces gens, impossible de marcher mais je peux encore danser des heures après deux jours sans dormir ou presque. toute cette fumée, les drogues et tout ce que j'ai bu avec ou sans glaçons, et le peu que j'ai mangé, et tous ces gens dans le même état, ouai je danse encore et je ne peux plus m'arrêter. & je n'ai plus peur, ni de l'avenir, ni des dangers des drogues ou du sexe.